Qu’est-ce que le burn out et comment le surmonter ?

3,2 millions de Français sont touchés par le syndrome d’épuisement professionnel appelé aussi «burn out ». Ce mal complexe aux manifestations diverses peut avoir des conséquences graves sur la vie des personnes. Quels en sont les symptômes ? Quels sont les facteurs de risque ? Comment le surmonter ? Et comment la qualité de vie au travail peut permettre de l’éviter?

Le burn out, c’est quoi ? 

Le burn out se définit comme un état de fatigue intense, mentale ou physique, liée au travail. Il apparaît la plupart du temps suite à une longue période de surmenage et de stress. Une fatigue s’installe progressivement et ne disparaît pas, même après des périodes de repos et de détente.

Quels sont les facteurs responsables du burn out ?

Plusieurs études ont déjà pointé du doigt certains facteurs responsables. Parmi eux, on retrouve la surcharge de travail, le manque de clarté dans les objectifs, la pression, l’absence de reconnaissance, l’absence d’autonomie dans les missions et l’hyperconnexion.

Les symptômes du burn out

Les personnes touchées par le burn out n’ont pas tout de suite conscience que leur sur-engagement professionnel a des effets néfastes sur leur vie privée. Mais au fil des mois, elles développent différents symptômes qui nuisent directement à leur vie sociale et familiale.

Elles commencent à souffrir d’anxiété et craignent de ne plus être assez performantes au travail. Un sentiment d’échec et d’incompétence s’installe, qui s’accompagne souvent d’une baisse de confiance en soi et de difficultés de concentration. Certaines personnes deviennent irritables, négatives. Des pensées suicidaires peuvent également apparaître.

On observe aussi un épuisement chronique qui mène à des migraines, des maux de tête, des douleurs musculaires, de la tachycardie, de l’insomnie, une perte de poids, des problèmes digestifs ainsi qu’une prédisposition plus importante aux maladies et infections (grippe, otite, sinusite…).

Comment surmonter un burn out ?

En entreprise, lorsqu’un salarié présente des signes de burn out, son manager doit alerter la DRH et lui proposer d’échanger sur ses difficultés et sur ce qu’il ressent. Il est important de l’aider à prendre conscience de la situation et à lui proposer de l’aide. La personne souffrante doit se sentir soutenue par son entourage professionnel et personnel.

Souvent, une coupure avec le monde du travail est nécessaire. Un arrêt de plusieurs mois peut être prescrit suite à un échange entre le médecin du travail, le médecin traitant du patient, un spécialiste (psychothérapeute ou psychiatre) et le médecin conseil de la Caisse primaire d’assurance maladie. Cette pause doit permettre au salarié de se reposer et de faire le point sur la situation. Une prise en charge thérapeutique peut également être nécessaire.

Au moment de la reprise professionnelle, les personnes craignent souvent de ne pas être à la hauteur de leurs missions, de rechuter ou encore d’affronter le regard des autres. Pour lutter contre cette perte de confiance en soi, une ou plusieurs visites de « pré-reprise » ont lieu avec un médecin du travail. Obligatoire pour les salariés arrêtés depuis plus de trois mois, elle permet de les accompagner dans leur réinsertion socio-professionnelle mais aussi, de recommander des adaptations du poste de travail ou encore des formations visant à faciliter une réorientation professionnelle.

Il est recommandé de reprendre progressivement le travail avec un temps partiel thérapeutique évolutif (30 %, puis 50 %, enfin 70 %).

Le manager et l’ensemble des collaborateurs ont également un rôle important dans la reprise du travail. La solidarité et l’écoute sont les maitres-mots pour faciliter cette réinsertion.

Améliorer la qualité de vie au travail

Aujourd’hui, la qualité de vie au travail vise aussi à lutter contre ce syndrome. Elle n’est plus centrée exclusivement sur la prévention des risques professionnels. Elle prend en compte l’ambiance au travail, la culture de l’entreprise, l’intérêt et les conditions de travail, l’égalité…

Le télétravail, la formation des salariés, la création de crèches, l’organisation d’événements sportifs, sont autant de projets qui permettent d’améliorer le bien-être des salariés.

En 2017, le Groupe Solimut a mis en place un accord collectif dédié notamment à l’organisation du travail, aux aides relatives aux loisirs ou encore à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Il permet aux salariés de bénéficier d’un ou deux jours de congé enfant malade de plus que ceux prévus par la convention collective de la mutualité ou encore d’une réduction du temps de travail à partir du 3e mois de grossesse. Une aide financière dédiée à la mobilité professionnelle a aussi vu le jour. Ces mesures veulent simplifier le quotidien des salariés et leurs offrir de bonnes conditions de travail.

Les mutuelles du Groupe sont également actives dans ce domaine. Depuis deux ans, Solimut Centre Océan, par exemple, propose à ses salariés différents ateliers et événements axés sur le bien-être au travail.

« L’an dernier, les salariés qui le souhaitaient ont participé à une formation sur la gestion du stress. Ils ont pu identifier leur profil de stress et apprendre des techniques pour le gérer. En 2020, la mutuelle propose des ateliers de sophrologie et des cours de renforcement musculaire. Pour le moment, ces activités ne sont organisées qu’au siège, mais nous espérons pouvoir les proposer rapidement à l’ensemble des collaborateurs», expliquent Sandra Lefebvre, responsable ressources humaines et Bénédicte Proutheau, chargée de prévention et de promotion de la santé à Solimut Centre Océan.

 

2020-07-16T13:05:15+00:0030 mars 2020|